Les plaisanciers de La Barque inc.
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Récits du voilier Magika



2006-07-18

Je vous écris présentement de Castleton-On-Hudson. Nous sommes à peu près à 115 milles nautiques de New-York. Les écluses sont passées. Il faisait une température écrasante, 88 à 90oF ou si vous préférez 25 à 32o C. Mais je crois que je ne vous apprends rien car Louise ma soeur m'a dit que c'est aussi chaud à Québec. Ce soir, nous nous rendons à Catskill afin de pouvoir remâter le voilier demain dans la journée. Nous, les filles, nous ferons les commissions et le lavage...comme d'habitude. Enfin, nos bateaux redeviendront des voiliers. Nous faisons une belle navigation. Le décor est beau. Par moment, on se croirait sur la Rivière Richelieu ou dans le Canal du midi...c'est pas pour vous écoeurer mais...c'est la vie...passez au suivant...

Nous pensons à vous...et nous vous disons à bientôt...je suis sur le réseau sans fil d'un parfait inconnu...dans mon bateau... Alors je vous quitte.

2006-08-29

Nous sommes repartis de Block Island pour entreprendre notre voyage vers le sud. Nous avons fait une bonne route en partant de Point Judith où nous avons laissé Alain et Christine pour nous rendre à Matituk Inlet sur le côté nord du Long Island, N.Y. Le lendemain, nous sommes repartis en direction de Point Judith où nous avons laissé Alain et Christine pour nous rendre à Matituk Inlet sur le côté nord du Port Jefferson d'où nous vous écrivons aujourd'hui. Il pleut des clous. Nous espérons le soleil. Voici des photos prises à Block Island où nous avons séjourné assez longtemps car ça nous a plus énormément.

Magika Block IslandMagika Block Island 

2006-09-08

Je vous écris présentement de Cape May, New Jersey. J'ai dû prendre une carte de membre à la bibliothèque de la ville afin d'avoir beaucoup de temps pour vous donner des nouvelles et mettre à jour nos affaires personnelles. Je me resservirai de la carte en juin l'an prochain. Donc, nous sommes arrivés jeudi matin vers 5 heures devant l'entrée du canal, un peu trop tôt pour les p'tits nouveaux comme nous car il faisait encore noir. Donc, nous avons pris notre temps en fermant la grand-voile et en tournant en rond.

Heureusement, la mer était très calme. Les pêcheurs qui travaillent à cette heure du jour semblaient se demander ce que nous fabriquions là. Dès que le jour s'est pointé le bout du nez, nous sommes entrés et avons trouvé facilement l'endroit où ancrer sur les bons conseils de Ti-Guy, bien sûr. Il y avait une belle place qui nous attendait. Nous avons droit le matin et le soir à un exercice militaire en règle comme dans les films. Ils marchent en rang en chantant la bible de l'armée, je suppose.

Voyager de nuit n'est pas de tout repos. Il faut faire des quarts pour naviguer et comme nous ne sommes que deux, cela revient vite donc on a presque pas dormi. Nous avons navigué à environ 3 milles de la côte. C'est donc dire que nous ne pouvions observer ce qu'il s'y passait. Mais nous avons reconnu facilement Atlantic City à une bonne distance à l'avance même s'il faisait noir car c'est une ville toute illuminée, assez qu'ils ne doivent même plus voir les étoiles la nuit. Par contre, nous on a eu droit à un clair de lune tout à fait extraordinaire.

Nous n'avions pas encore rencontré de québécois mais ici c'est chose faite, nous naviguerons avec des gens de Charlesbourg demain. Nous avons aussi rencontré des gens de Toronto et de Shediac (Nouveau-Brunswick).

Voici un résumé de nos 2 dernières semaines :

Nous sommes partis de Point Judith et avons filé jusqu'à Matituck Inlet dans le Long Island Sound par un vent à écorner les boeufs. Nous avons traversé la moitié du Long Island avec une vitesse moyenne de 6.5 noeuds. Le vent, la marée et les vagues aidant.

Ensuite, nous sommes partis jusqu'à Port Jefferson où nous sommes demeurés deux jours. André n'en pouvait plus même si c'est un bel endroit, il voulait voir du nouveau alors nous avons pris le chemin de Port Washington pour n'y ancrer qu'une nuit.

Le lendemain nous sommes repartis vers New-York et comme nous avions les marées et courants avec nous, nous avons pu continuer jusqu'à Sandy Hook, dans le bassin de Atlantic Highlands. C'est là que nous attendions une bonne météo pour aller à Cape May sans arrêt. Mais comme vous avez dû entendre aux nouvelles, c'est Ernesto qui est passé. Nous avons pris la bonne décision de prendre une marina. Nous en avons eu pour notre argent et une bonne frousse aussi. Il y a eu des vents d'au moins 50 noeuds. Nous devions surveiller nos amarres car le vent était si fort qu'il les raguait. A la marée haute, les vagues passaient par dessus le mur de protection du bassin et entrait dans la marina. L'eau est monté tellement haute qu'elle giclait sous les planches des quais et à certains endroits recouvraient le quai. J'ai même préparé un sac à dos avec les objets les plus importants pour "sacrer notre camp" si c'était nécessaire. Ça a duré 36 heures interminables. Puis tout à coup c'est arrêté aussi vite que c'est venu. On a enfin pu dormir cette nuit-là d'un profond sommeil. Le lendemain, on a appris que les câbles de 22 voiliers en tangon ont cédé et les bateaux se sont retrouvés échoués un peu partout autour du bassin. Quelle tristesse. Personne n'a été blessée heureusement.

Une fois les émotions passées (2 jours après), nous sommes retournés en ancrage reprendre notre position d'attente pour le départ. Quand il fait beau, c'est le plus bel endroit pour se reposer et observer le décor. On voyait New-York au loin. Le lendemain, nous sommes partis pour Cape May... Demain, samedi, nous entreprendrons la traversée de la baie de Delaware et jetterons notre pioche dans le bassin de Chesapeake City. Nous serons à l'abri des vents qui sont annonces pour lundi. Nous sommes contents de continuer. Il commence à y avoir pas mal d'activités dans le coin. Les plaisanciers s'en viennent pour le Boat Show d'Annapolis et nous y serons bientôt.

Alors nous vous souhaitons bien du plaisir dans votre ramassage de feuilles et nous nous continuons de profiter de l'été car n'oubliez pas qu'au Sud, il fait chaud...ça compense pour les ouragans....

Note: Nous aurions aimé vous envoyer des photos mais ici je ne peux brancher mon plug & play. Alors la prochaine fois....

2006-09-18

Nous voici déjà rendus a Annapolis. La baie de Chesapeake est immense, bien protégée, belle, intéressante, remplie de POT CRAB que nous devons contourner lorsque nous naviguons mais enfin c'est leur gagne-pain et notre délice!!!

Nous avons quitte le fond de la rivière Sassafras ou nous avions trouvé un petit havre de paix pour nous rendre Still Pond tout près. Nous y sommes restés une nuit et nous avons pris la route pour aller jeter l'ancre dans la rivière Magothy (Broad Creek, un soir et l'autre Gibson Island). C'est incroyable de voir tous les endroits ou l'on peut ancrer ici contrairement au Long Island Sound ou chaque fois c'était la recherche.

Étrangement, nous ancrons dans un endroit où il y a de superbes maisons ou chalets et au bout de 24 heures, on se sent chez nous. A chaque fois c'est comme ça. Ils payent des centaines de milliers de dollars pour s'installer là et nous profitons d'un petit bout de ce plaisir à chaque fois.

Tout se déroule bien. Nous avons loué un emplacement dans une marina pour un mois à Annapolis. Question de se dégourdir les jambes en attendant le Boat Show. Nous avons rencontré des gens de Charlesbourg tout à fait charmants. Nous sommes heureux...Quel beau voyage...

Plus que 9 mois et 12 jours...

2006-10-02

How are you....? Un gros effort de concentration que ça nous demande mais ça finira par entrer.
Nous sommes présentement en mini voyage à St-Michaels, Miles River juste au sud est d'Annapolis. Je vous écris encore d'une bibliothèque tout près de notre lieu d'ancrage. C'est agréable de retourner à l'ancre. C'est plus tranquille malgré que la marina où nous crechions pour le mois est assez calme. Mais ce qui nous plait le plus c'est l'espace autour du bateau, la visibilité, l'air que l'on a...Ici, la ville est charmante. C'est surprenant de voir à quel point ils réussissent à attirer les touristes. De bons restaurants, de belles boutiques, c'est propre. La végétation est luxuriante. Nous sommes bien accueillis et toujours des places bien protégées pour l'ancrage.

Nous retournons quand même demain matin à Easport, Back Creek tout près du centre ville d'Annapolis pour assister au Boat Show.

Ca y est l'automne est arrivé. Mais les feuilles tiennent encore bon... Le frais s'est installé mais il y a encore des fleurs dans les arbres et arbustes.

Nous sommes dans l'objectif même de notre arrêt ici, c'est-à-dire la visite du Boat Show. Les voiliers à visiter sont immenses et nombreux. Impossible d'acheter un bateau cette année, il y a une liste d'attente pour les intéressés seulement pour l'an prochain. C'est vous dire à quel point l'économie américaine se porte bien.

Nous avons fait une petite expédition à St-Michaels la semaine dernière. Voici quelques photos.

Magika St-MichaelsMagika St-Michaels 

2006-10-05

Nous sommes allés à Washington DC jeudi passe. En autobus voyageur direct avec les travailleurs pour 4,25 US. Confortable en plus. Je n'avais jamais vu une ville aussi protégée. Des dizaines de policiers ou soldats à la ronde. Fouilles 2 ou 3 fois avant d'entrer au Capitol. Mais ça valait le détour. Nous avons eu le temps de visiter quelques musées qui à notre grande surprise étaient sans frais d'entrée. Encore là nous avons pris quelques photos. Impossible de s'approcher de la maison blanche sans avoir au préalable demander l'autorisation à l'Ambassade canadienne, ce qui aurait pris 6 semaines. Nous avons tout de même apprécié notre visite avec ces gens qui ont peur de tout parce qu'ils sont en guerre avec la planète.

Un matin, nous sommes allés faire de l'Internet au centre ville d'Annapolis assis à une table près du petit parc avec un bon café. La température était tellement douce. On filait européen ce matin là.

Nous sommes très heureux. Il ne manque qu'Internet à bord pour filer le bonheur parfait. Enfin pour moi. André, Internet...connaît pas.

Nous avons un voisin très gentil qui s'appelle Georges. S'il nous reste du temps car ça file vite, nous irons peut être faire la route des vins en Virginie avec Georges et des amis. Nous continuerons peut être aussi avec lui car il descend un bateau jusqu'a West Palm Beach et il a déjà fait l'Intracoastal. Donc quelqu'un d'expérience ne peut qu'être profitable.

Les 5 à 7 sont commencés. Ici les gens font connaissance et échangent leurs expériences et des informations sur la navigation. C'est tout un monde en soit.

Déjà 3 mois d'écoulés depuis notre départ. C'est incroyable comme ça passe vite et pour l'instant les ouragans ne nous embêtent pas. Si ça peut continuer, je ne voudrais pas revivre Ernesto...

2006-11-22

Voici des nouvelles du dernier mois qui s'achève. En gros, y fait fretttt.....sti. On s'les gèle. A tous ceux et celles qui veulent partir vers le sud en bateau, grayez-vous d'un chauffage...La nuit dernière, dans la ville de Charleston tout près d'où nous sommes présentement (environ 68 milles), il a neigé durant 3 heures. Y parait que c'est le Canada qui nous envoie ça. Si j'avais su, je ne serais pas venu...

Trève de plaisanterie, nous gardons espoir et nous descendons, nous descendrons jusqu'aux enfers s'il le faut.

2006-10-29

Voici un aperçu de notre parcours depuis le 29 octobre dernier.

Novembre: Nous avons enfin pu récupérer la pièce qui nous manquait pour réparer le guindeau. Pas compliqué UPS livre à peu près partout. Les assurances nous permettaient de quitter Norfolk le 1er novembre et le 2, nous étions enfin prêts et heureux d'entreprendre l'ICW (Intracoastal Waterway) dont on entendait si souvent parler. Au bout de 5 à 6 milles nautiques, il a fallu faire le choix entre: prendre le Virginia Cut, ou le Dismal Swamp Canal. Le premier nous garantissait quelques pieds de plus sous la quille mais aussi plus de ponts à attendre et de brassage par les bateaux moteurs qui dépassent à toute allure. Le second nous offrait l'inverse : moins d'eau mais la tranquillité. Nous avons opté pour le second choix. Ce fut une sage décision. Un cours d'eau étroit et enchanteur. L'automne dans votre assiette. Nous étions une dizaine de bateaux à nous suivre dans ce beau paysage bucolique (il fallait que j'le place, c'est le terme approprié). Nous avons même passé une nuit de pleine lune en ancrage dans ce canal après le dernier éclusage. Puis nous nous sommes rendus à Elisabeth City où une tradition se poursuit depuis plusieurs années, soit de recevoir une rose et nous faire offrir un petit vin. La gang de québécois y était.

Puis, quelques jours plus tard, nous avons atteint la Caroline du Nord où de belles rivières se joignent toutes les unes aux autres pour former ce chemin sinueux qui descend lentement vers le Sud des USA. Elles commencent à porter le nom de Alligator River (ça revient souvent). On en a pas encore vu mais il parait qu'il y en a. Il y a aussi les "CREEK", ces bras de rivières qui peuvent vous aider à vous perdre ou vous échouer si vous n'avez pas de bonnes cartes nautiques à jour ou le plus souvent, vous procurer de "good protection". Nous avons fait beaucoup d'ancrage dans ces "creek". Skipper Bob, le grand manitou des voyageurs en bateau nous indiquent tous les bons endroits. C'est le guide à acheter et je vous assure que tous les "boaters" en ont un. Là, je dois dire que le froid nous a rattrapé. Heureusement, nous avions apporté notre linge d'hiver: sous-vêtement de ski, pantalon, 2 gilets, 1 manteau, la tuque, les mitaines et...maudit on a oublié nos bottes d'hiver. Tant pis, les bas de laine et en route avec nos espadrilles. Les bulletins météos nous rabâchent les oreilles avec leur température sous la normale depuis une vingtaine de jours. Pas grave, au moins on a de beaux paysages à regarder et de belles villes à visiter.

Nous avons eu notre première piqûre du sud à Wrightsville Beach, en Caroline du Sud où nous avons jeté l'ancre à quelques centaines de pieds d'une belle plage avec, en prime, une couple de journées de chaleur. Quelle cadeau! Ce fut, le petit coup d'envoi qui nous a donné la certitude que nous n'étions pas fous d'entreprendre ce voyage.

Puis nous avons commencé à naviguer les fesses serrées car nous sommes tout près de la mer et tout près de la mer, il y a les "inlets" - bras de mer - et quand il y a des inlets, il y a des bancs de sable qui se forment...dans l'ICW et quand il y a des bancs de sable, ....y a pas beaucoup d'eau. Et quand on a un bateau à "woile", on a une quille et quand on a une quille....ça prend de l'eau et quand y a pas d'eau... on navigue les fesses serrées....et ainsi de suite...en gros, on a touché le fond 2 ou 3 fois mais on a réussi à sortir sans peine. Ce qui n'est pas le cas pour certains autres qui ont dû faire appel à Boat US (le dépanneur). Alors vous avez une petite idée de tous les sujets de conversation qu'ont les québécois quand ils se rencontrent. Y pensaient que c'était fini le stress à la retraite...Ha! Ha! (Familiprix...).

Nous avons aussi été témoins des horreurs que racontent les plaisanciers sur le type de navigation que font les yachts. Imaginez...dans une passe étroite où il n'y a pas de profondeur...un pauvre petit voilier, à voile bien entendu, essait de passer dans un chenal étroit entre la verte et la rouge. Trois yachts d'environ 70 à 80 pieds sur 3 étages arrivent, passent devant nous avant le chenal, intime le voilier engagé dans le chenal de se serrer à droite car ils passeront sur sa gauche. Le premier passe et le pousse avec ses vagues sur le banc de sable que le petit voilier essayait justement d'éviter. Puis les yachts repartent à toute vitesse en s'informant mutuellement: "OK guys, on peut continuer, y a de l'eau en quantité au centre". C'est le supplice. Mais il y en a qui sont civilisés et qui ralentissent en nous dépassant. De toute façon, ils doivent être tous rendus en Floride à l'heure qu'il est.

Je ne peux m'empêcher de parler un peu des belles maisons des Caroline du Nord et du Sud. Elles ont traversé des siècles et ont conservé leur cachet. Les vérandas sont demeurées partie intégrante de l'architecture de ces maisons. Des galeries immenses qui en font le tour. Les gens des villes de Charleston et Beaufort se sont battus pour la conservation de ces maisons qui sont devenus une partie de leur histoire. En des températures plus clémentes, ces villes méritent que l'on s'y attarde.

Demain, c'est le Thanksgiving Day et pour les Américains, c'est un grand jour de fête et de congé...pour nous, ça signifie arrêt temporaire de l'activité économique. Les gens de toutes ces villes où nous arrêtons sont d'une gentillesse très appréciée. Nous sommes toujours bien reçus.

Nous pensons traverser la Georgie cette semaine et arriver dans le nord de la Floride d'ici 4 à 5 jours. Peut-être emprunterons-nous la mer si les conditions météorologiques nous le permettent afin de nous avancer. C'est à voir.

J'ai inséré quelques photos, histoire de vous faire voir un peu ce dont nous vous parlons.

Magika Wrightsville SCMagika Norfolk VA 

2006-11-30

Nous sommes maintenant en Floride à Titusville: On a fait le plein de boîtes de conserves, nos et depuis Daytona Beach, il fait chaud comme quand on prend l'avion spécialement pour aller se faire chauffer la couenne. Ça sent bon...odeur de végétation, d'humidité...et c'est beau.

Nous nous sommes décidés à prendre la mer de Beaufort, SC jusqu'à Fernandina Beach, Fl et quelle bonne décision. Nous avons eu un temps idéal. Pas de vagues et très peu de vents. Un beau ciel étoilé et aucun bateau rencontré durant la traversée. Nous étions à environ 17 à 18 milles des côtes et nous avons parcouru 120 milles nautiques, soit environ 144 milles terrestres. Nous avons dû naviguer à moteur et même ralentir notre course pour arriver de clarté. Donc, nous sommes passés devant la Georgie sans la visiter. Nous aurons certainement d'autres occasions pour revenir.

Nous sommes restés ancrés 3 jours à St-Augustine. Quelle belle ville. L'architecture de style espagnol est à couper le souffle. Une ville où l'on peut séjourner quelques temps et s'y plaire. Selon nos guides, c'est la plus vieille ville des États-Unis. Elle est passée à plusieurs dépendances car l'Angleterre et les États-Unis ont fait la guerre à l'Espagne pour la conquérir. On sait qui a eu le mot de la fin.

Nous sommes repartis, il y a 2 jours afin de nous rendre près de West Palm Beach pour rencontrer des amis. Le mois de novembre se termine aujourd'hui. Déjà 5 mois derrière nous. "Tempus fugit" comme dirait André.

2006-12-21

Un peu de rafraîchissement avant les fêtes et avant le départ pour les Bahamas. Et oui! nous sommes encore ici ou plutôt "ben non, on est pas encore traversés".

Voici encore un résumé depuis Titusville: Toutes les villes qui suivent sont en Floride

Titusville: On a fait le plein de boîtes de conserves, nos coffres sont pleins à craquer. Je vous explique pourquoi on fait ça. C'est parce que rendus aux Bahamas, les boîtes de conserves ont des oeufs de coquerelles collés au papier d'identification. Alors, on en veut pas. Si on veut en acheter, il faut enlever le papier, nettoyer la boîte et après identifier le cannage. C'est du stock...Donc vous comprenez maintenant...

Dragon point, Vero Beach, Jensen Beach, etc. - De beaux endroits pour ancrer mais nous étions de passage seulement...

Lake Worth (3 jours) On a rencontré des amis qui ont été d'une grande aide. Heureusement qu'il y avait le soir pour s'amuser et la nuit pour se reposer. Des saints...Ils nous ont transporté partout pour faire des achats et stocker pour le liquide et les provisions. Merci encore Suzanne et Réjean...Encore une fois, je ne pensais pas que le bateau pouvait contenir autant. La chambre arrière est devenue un entrepôt. J'ai dû me résigner. Une fois traversées, les provisions diminueront et nous pourrons la libérer au fur et à mesure. Nous sommes comme des écureuils. Pareils...pareils... On oublie même où l'on range les choses. Quelquefois j'en rachète et quelquefois je m'écris: Hein, je ne savais pas que j'avais ça! Il faudrait que je me discipline et que je fasse un inventaire. Comme ce n'est pas du périssable...je me pardonne.

Boca Raton Lake Nous y sommes 5 jours. Il y avait de gros vents et nous y étions bien protégés. André en a profité pour faire le changement d'huile, les filtres, etc. André est devenu un pro de ces entretiens mécaniques. Très bel endroit, belles résidences, très riche. Nous avons déniché un cinéma et en avons profité pour aller voir le nouveau James Bond. Très beau...en passant mais une histoire tellement compliqué et surtout en anglais. Donc, au retour on ira le voir en français. Nous avons aussi vu une parade de bateaux (environ 12). Ils décorent les bateaux avec des milliers de lumières, des trucs gonflables et paradent dans l'Intracoastal sur une certaine distance. Nous étions en première ligne car le lac est adjacent à l'ICW. Ce fut agréable. J'avais encore de la difficulté à entendre de la musique de Noël à cette date car ça me donnait le cafard mais maintenant ça va. J'ai du m'y faire car ici, y a rien que ça qui joue à la radio.

Lake Sylvia, Fort Lauderdale Nous sommes ici depuis 8 jours. Là, c'est difficile de décrire la richesse qui existe ici. Disons qu'il n'y a pas de mesure. Les cambuses se vendent 800 000 $ et plus. Donc, pour être brève, ils ont de belles choses. Point à la ligne....Nous avons assisté à leur parade de bateaux. Pas de comparaison possible avec l'autre. Des gros bateaux (environ une cinquantaine), des millions de lumières, des systèmes de son incomparables, des orchestres et des troupes de danses sur les bateaux. Nous nous sommes aussi équipés pour la plongée en apnée. Essayez de nous imaginer: Un wetsuit coupé court, un tuba, un masque, des palmes et en plus une ceinture de plomb pour nous faire caler. (Soyez assurés qu'avant de tous les mettre, je les essaierai un par un pour être certaine que je remonterai). André aura en plus un Hawain Sling pour attraper les langoustes et un couteau à la jambe au cas où il se ferait attraper par autre chose. Nous sommes aussi allés faire une virée à Hollywood en autobus, histoire de se rappeler les bons moments passés là, les années auparavant. A tous les midis, nous nous réunissons au Southport Raw Bar avec des amis pour s'amuser un peu entre nos commissions. Ce matin, nous avons aidé une madame qui est tombée à l'eau. Nous nous trouvions là par hasard. Disons qu'on lui a facilité son retour sur la terre ferme. Il n'y avait pas de danger mais sa petite fille criait tellement qu'on est vite allé l'aider.

Nous attendons une fenêtre météo pour traverser mais comme elle n'arrive pas, nous descendrons à Miami demain pour voir autre chose et traverser vers Bimini, les premières îles des Bahamas, c'est moins loin, si la fenêtre météo se décide enfin à arriver. Le golf Stream, on ne joue pas avec ça. Aussi, peut-être passerons-nous Noël en Floride. Une bonne fenêtre météo ici, c'est un vent du E-SE de 10 à 15 noeuds avec des vagues de 4 pieds et moins. Ce vent se dirige dans le même sens que le courant de 3 a 4 noeuds du golf stream, ce qui empêche les grosses vagues.

Donc, nous vous souhaitons de Joyeuses Fêtes! de la Santé et du plaisir pour l'année 2007.

Prochain rendez-vous probablement aux Bahamas.

2006-12-28

Et oui, nous sommes rendus dans les Bahamas depuis le 24 décembre dernier. Nous avons fêté Noël au chaud avec d'autres navigateurs comme nous. Nous étions à Bimini à ce moment-là. La traversée s'est bien déroulée. Juste pas facile de sortir de Miami par un inlet de noirceur. Une fois en mer, nous étions plus à l'aise. Le golf stream était bien endormi. Il nous a laissé passé sans embûche. Mais quel émerveillement lorsque nous avons constaté la couleur turquoise et transparente des eaux Bahamiennes. C'est vraiment tout un spectacle. Le voyage en valait la peine juste pour ca.

Puis 3 jours plus tard, nous sommes repartis dans une mer démontée en face de Bimini et à peine une heure plus tard, nous avons retrouvé les bancs de sable des Bahamas. Nous avons pu faire de la voile jusqu'à la Bouée Russell où nous avons jeté l'ancre en plein milieu de nulle part dans 15 pieds d'eau. C'est hallucinant et inquiétant en même temps. Mais dame nature a calmé monsieur le vent juste pour nous laisser dormir. Dès le lever du jour, nous avons repris le chemin pour nous rendre à Chub Cay. Nous avons encore navigué seulement à voile. Ca ne nous était pas arrivé depuis la Chesapeake Bay. Les plans d'eau ici sont immenses. Il y a des bateaux de croisière partout.

Arrivés à Chub Cay, nous avons enfilé nos costumes de plongeur mais André a été plus hardi que moi. Il a pu admiré la faune aquatique ici qui ne manque pas d'impressionné. Il a découvert tout un autre monde de calme et de couleur.

Demain, c'est possible que nous mettions le cap sur Nassau. Tout dépendra des vents. Nous sommes près des Exumas, les îles de rêve qu'on nous dit.

Magika Chub Cay Bahamas Magika Norman's Cay Bahamas

2007-01-22

A l'aide! S'il y en a qui savent compresser les photos dans pocketmail, faites-le moi savoir s'il vous plait!

Nous vous écrivons depuis Starbuck Café à Nassau. Et oui, nous sommes partis et revenus après quelques jours dans les premières îles des Exumas.

Quelques semaines plus tard et un peu plus bronzés, voici la suite des aventures de Magika. La dernière fois que nous avons écrit, nous étions à Chub Cay dans les Berry Islands. Nous attendions une fenêtre météo pour traverser vers Nassau. Comme la fenêtre ne se présentait pas, nous avons décidé d’aller dans la direction où le vent (20 – 25 nœuds) nous porterait. Ce qui nous a donné comme destination, Morgan’s Bluff à la pointe nord-est de l’ile d’Andros. Nous avons navigué sur la Tongue dans des vagues plutôt gigantesques. Mais la traversée avec ce vent n’a duré que 2 hres, ce qui fut rapide et assez sportif.

La baie de Morgan’s Bluff nous a offert un abri pour 3 belles journées. Nous avons fêté le Jour de l’An à cet endroit. Nous n’étions que 3 voiliers dans la baie. Fini le roulis insupportable de la belle baie de Chub Cay. Nous avons découvert un petit bar très pittoresque avec des joueurs de domino qui font un vacarme assez claquant lorsqu’ils déposent leurs pièces de domino. Ils semblent s’amuser énormément. Nous avons pu boire une bonne Kalik (bière locale). « Elle est bonne en « calic ». Ici pas d’épicerie. Nos deux délinquants ont fait mains basses sur quelques pamplemousses en attente dans des bacs empilées. On a demandé la permission mais on pas eu de réponse, donc…

André s’est aussi transformé en porteur d’eau et moi en assistante. Il y avait un robinet avec de l’eau fraîche au bord de la plage, nous en avons profité pour remplir nos réservoirs. Nous avons fait 3 voyages de 4 bidons de 5 gallons. Tout un exercice. L’île d’Andros fournit Nassau en eau potable. Au port où nous étions, il y avait un cargo qui faisait la navette entre les 2 îles. Rendus à Nassau et dans les Exumas, il faut payer l'eau que l'on prend. Ça varie entre 0,10 et 0,50¢ le gallon.

Puis une fenêtre météo s’est présentée et nous avons pu nous rendre à Nassau. Tellement calme que le pilote automatique nous a mené à bon port tandis qu’André frottait son chrome et moi j’écrivais mon journal de bord. Une traversée d’environ 5 heures.

Nassau…la ville touristique par excellence. Enfin, c’est quelque chose d’assez spectaculaire en soi. Ici, est le point de départ ou d’arrivée de plusieurs bateaux de croisière. Des milliers de passagers embarquent et débarquent régulièrement. Il y a les quartiers riches à craquer pour les touristes pleins aux as et les quartiers pauvres qui nous donnent le goût de faire la révolution. Ici, nous devons barrer nos dinguys et ne rien laisser traîner sur les bateaux car on se les fait ramasser. Ni vu, ni connu. Nous sommes prudents, pour l’instant il ne nous est rien arrivé. Il y a un bel hôtel nommé Atlantis. Jamais vu un si bel hôtel. C’est luxueux, immense et complet en soi. Il y a un aquarium sous-terrain où nagent des centaines de poissons tropicaux, comestibles et prédateurs (requins). Il y a des piscines naturelles dans les lagons, des jeux partout pour les enfants, des glissades d’eau capotées. Des boutiques où c’est cher, cher, cher….(Vercace, etc) Des restos où c’est pas donné non plus. Une plage immense avec des activités aquatiques dispendieuses aussi. Des beaux gars et de belles filles avec des tétons qui valent chers….Une marina luxueuse où ils acceptent qu’on y accroche notre dinguy pour aller visiter l’aquarium. Il y a un casino. Cet hôtel est celui dans lequel a été tourné un des films de James Bond. Il y a une passerelle au centre qui est une suite qui se loue à 25 000 $US la nuit. C’est fou!

L’ancrage est aussi Olé! Olé! lorsqu’il y a des changements de marées et des changements de vents. Quand les deux sont dans le même sens, ça va bien. Mais quand le vent est contraire à la marée, là ça va mal si l’ancre n’est pas bien crochée au fond. Les bateaux se mettent à valser et à tourner en rond autour de l’ancre. Si elle est mal accrochée, le bateau se met à chasser et on doit réancrer plus loin mais sans savoir où les autres ont jeté leur ancre car ils valsent aussi. Quand il y en a qui se sont ancrés trop proche, les bateaux s’approchent anormalement et celui qui est arrivé après l’autre doit déplacer son bateau si c’est trop risqué d’accrocher l’autre. Question d’ancienneté d’arrivée. Nous avons dû nous réancrer à 2 reprises et l’avant-dernière fois, nous avons placé 2 ancres. Nous étions bien crochés. Alors les petits nouveaux qui arrivaient n’avaient qu’à bien se tenir. Nous tenons le klaxon à portée pour ceux qui s’installent trop près et qui ont le sommeil trop dur la nuit aux changements de marée. Et oui! André dort et moi je me réveille aux changements de marée. Ça en prend un ou une qui veille. Nous avons aussi mis une alarme pour le cas où nous chasserions. C’est pratique. Pourtant, André avait promis à mon père de prendre soin de moi...

Nassau est aussi l’endroit par excellence pour l’approvisionnement. Il y a de tout. L’épicerie est semblable à celles que l’on retrouve sur le continent américain avec en plus une taxe de 40% incluse sur tous les produits. Il faut toujours se le rappeler lorsque l’on regarde les prix. Malgré toutes les provisions que nous avions fait, nous avons oublié le café. Alors pour une livre de café en grains Starbuck que l’on payait 9$ aux EU, ici on la paye 17$. On a changé de marque…C’est drôle comme les goûts changent tout à coup (coût)….Nous avons aussi un service de transport par panier sur 4 roues. Inutile de demander pour apporter le panier et le rapporter après, ils ont pensé à tout. Il le pousse eux-mêmes pour nous jusqu’au bord de la rue (3$) et de l’autre côté de la rue (5$). C’est parce qu’ils risquent leur vie en traversant (et croyez-moi c’est vrai car ici ça roule vite et je n’ai jamais vu un automobiliste avoir un ticket de contravention). On a bien ri quand même. Pas fous, ces bahamiens. Il y a bien des façons de gagner sa vie…

Nous avons eu la visite de nos amis de Québec, Guy et Doris (salut vous deux). Nous sommes allés à Rose Island pour 2 jours. C’est à environ 1.5 hre de Nassau. C’est là que j’ai commencé à pratiquer le snorkling et que je me suis mise à aimer cela véritablement. Nous nous sommes amusés comme des enfants. Nous avons exploré une île déserte. Puis nous sommes descendus dans la 2e île des Exumas, Highborne Cay. C’est là que commence le paradis. Les coraux sont colorés et vivants contrairement à ceux de Rose Island qui sont gris et morts (trop près peut-être de la pollution). Les plages sont immenses. Il y a des langoustes à pêcher mais comme nous avons tout l’équipement et pas l’habileté encore, nous en avons acheté 3 bigs à un pêcheur. 30&nbs;$ plus 2 bières. Il était heureux et nous, affamés.

Nous avons aussi eu quelques « happy hour » et une soirée bouffe (langoustes – rhum punch, Nassau Royale) et karaoké sur le voilier Océanite. On a eu un plaisir fou. On a tellement chanté que nos gorges étaient enflammées le lendemain matin.

Puis retour à Nassau. Nos amis étant repartis vers leur quotidien, nous nous préparons à descendre dans les Exumas au moins jusqu'à Georgetown pour y demeurer certainement 1.5 mois afin de profiter de ce petit paradis. C’est la plus belle partie du voyage (Guy et Doris doivent approuver). Les enfants viendront nous rendre visite en mars, nous avons hâte de les voir.

Nous ne sommes jamais vraiment seuls car il y a des québécois qui vont et viennent dans les iles. Nous nous communiquons sur le VHF et nous nous retrouvons un peu partout dans les baies.

Magika ExumasPark Bahamas Magika Georgetown Bahamas

2007-01-23

Nous vous écrivons présentement de Georgetown, Great Exumas (2007-03-01), destination la plus au sud et la plus lointaine de notre voyage. Nous sommes maintenant de retour vers Nassau.

Je retourne au point où l’on vous a laissé la dernière fois, c’est-à-dire que nous étions revenus sur Nassau et nous nous apprêtions à repartir.

Donc, nous avons navigué en partance de Nassau le 22 janvier dernier pour nous rendre à Highborne y rejoindre des amis (qui n’y étaient pas d’ailleurs). Cette journée-là, André avait décidé de jeter sa ligne à l’eau dans l’espoir d’attraper un beau poisson à manger pour le souper. Il y avait une belle brise, nous filions à voile. Presqu’arrivés à destination, toujours pas de poisson, on avait même oublié la ligne qui traînait. Donc, on a jeté l’ancre face à la côte entre 2 autres voiliers assez éloignés. On a fait tout ce qu’il fallait pour bien s’ancrer c’est-à-dire reculer à plein régime pour enfoncer l’ancre dans le sable. Puis on s’est aperçu que la ligne à pêche descendait le long de la coque très serrée et rentrait dans l’eau vers l’hélice. Mauvaise nouvelle… André s’est déguisé en plongeur et plutôt que de prendre un poisson, on a pêché un shaft d’hélice malgré l’orin qui est supposé couper tous les fils et les cordes qu’ils rencontrent. Quelle merde…Il a fallu une couple d’heures à André pour enlever tout ça avec un couteau et en plus resserrer l’orin qui n’avait pu faire son travail car elle était trop lousse. Quelques coupures aussi qu’il a fallu soigner vite pour ne pas attirer les requins gourmands.

Enfin cette aventure terminée, on a rejoint nos amis qui étaient dans la baie tout près appelé Allen’s Cay. Il y a une plage avec des iguanes sur cette île. Elles sont nombreuses à nous regarder les regarder. Elles ont l’air de sortir d’un autre monde tellement elles ont l’air préhistoriques. Disons que je n’irais pas étendre ma serviette de plage à côté de l’une d’elle. Nous sommes restés ancré dans cette baie le temps d’admirer les coraux, de laisser passer un « cold front », de s’échouer sans bris car le vent a tourné du mauvais bord au moment où nous étions à un « happy hour sur un autre bateau». On a terminé la soirée en mangeant une pizza maison à 23h00 du soir.
Magika Georgetown Bahamas Magika Georgetown Bahamas

Puis, le lendemain, nous sommes descendus vers Warderick Wells, un parc d’une splendeur à ne pas oublier (je pense encore que c’est le plus beau plan d’eau où nous nous sommes ancrés). Nous avons marché dans les sentiers aménagés pour les touristes. Je dois dire que ça n’a rien à voir avec nos belles « trails » du Québec. Au début de chaque piste, il y a le nom du sentier mais après nous grimpons sur des pistes de coraux séchés, il faut suivre les rubans de couleur pour savoir que c’est la piste. Assez sauvages, merci! Mais ça nous a permis d’admirer les couleurs du sound et des sands banks. Nous avons aussi joué à la pétanque sur la plage et fait du snorkel près d’un rocher nommé « Emerald rock ».

N’écoutant que notre cœur de vagabonds des mers, nous sommes repartis vers Staniel Cay, destination tant attendue de par sa réputation. Nous nous sommes ancrés dans une belle baie où il y a très peu de courant, ce qui signifie que le voilier pointe toujours vers le vent qui souffle. C’est plus confortable comme ça. C’est un joli petit village où il y a un bar très sympa où l’on peut boire notre « Kalik » froide tout en faisant notre courrier sur Internet. Il y a des internautes partout dans le bar. Puis on se laisse prendre à commander des amuse-gueules à saveur des îles et sans s’en rendre compte…(maudite marde), on prend une couple de livres en 4-5 jours (je parle du poids et non de la lecture). Rassurez-vous, on a aussi fait un peu de plongée. C’est là qu’on a vu la populaire grotte « Thunderball » que l’on peut voir dans une couple de films de James Bond. Il faut y aller à la marée basse pour y entrer. On nage au dessus des centaines de poissons de toutes les couleurs. Parfois, il y a un petit comique qui tire des miettes de biscuits sodas parmi les nageurs pour attirer les poissons sur eux. Alors là, qu’est-ce qu’on entend? Les filles qui crient et les gars qui rient. On a aussi fait le tour du village. Il y a 3 épiceries : une bleue, une rose et une jaune. Elles ont à peu près toute la même marchandise. Quand on achète des tomates, il faut en acheter pour une livre car leur balance ne mesure qu’à partir d’une livre. Donc, minimum 3 tomates. Très astucieux, ces bahamiens…même chose pour les bananes et autres. Nous avons aussi aperçu l’aéroport en passant donc nous sommes allés y pointer notre nez en voyant un petit avion d’environ 4 à 5 passagers y atterrir. Les passagers en partance pour Nassau ou d’autres îles attendent sagement sur les bancs d’une galerie de bois couverte d’une toiture pour les protéger du soleil avant tout et quelquefois de la pluie. Tout un aéroport…

Nous avons quitté ce bel endroit pour nous rendre dans la baie de Black Point et se préparer à prendre la côte du Sound Exuma par un « cut » tout près de l’endroit. Un « cut » est un passage qui nous permet de traverser du banc de sable où il y a très peu d’eau (profondeur de 0 a 15 pieds) vers la mer où il y a une tonne d’eau (profondeur de 15 à des centaines de pieds). Le petit village de Black Point est un des plus propres que nous ayons rencontré sinon le plus propre. Nous y avons fait notre lavage ainsi que des provisions d’eau et pris un bon souper (de l’agneau – viande très populaire et pas chère) avec des amis que nous quittions temporairement.
Puis, nous sommes repartis seuls vers Lee Stocking Island, un autre parc des Exumas où il y a un centre de recherches dirigées par des américains sur la préservation de la faune aquatique du coin. Nous y avons retrouvé « REVE » un voilier avec qui nous avons navigué jusqu’à Nassau. Nous avons pris un « mooring » et y sommes restés 3 jours, le temps de laisser passer un autre « cold front ». On a visité l’endroit et découvert quelques belles plages privées et escaladé une montagne qui nous a permis d’admirer le paysage sur 360 degrés. C’est supposément la plus haute des Exumas.

2007-02-07

Le 7 février, nous nous sommes dirigés vers la sortie de Lee Stocking dans une mer assez houleuse. Il y avait un catamaran en avant de nous qui remorquait un voilier dont le moteur ne fonctionnait pas. Une fois sorti, le voilier a ouvert ses voiles et a fait le chemin devant nous jusqu’à Georgetown où il a jeté l’ancre devant la ville pour tenter de faire réparer son moteur. Cette journée-là, on a fait 6 heures de voile sur des vagues de 4 à 6 pieds. C’était du sport. Nous étions arrivés à notre destination la plus au sud pour y demeure une couple de semaines. Le temps de recevoir des amis et notre fils.

Nous avons découvert un endroit assez sympathique. D’un côté, c’est la ville où l’on retrouve tous les magasins pour s’approvisionner. Deux super marchés, quelques restos et bars, On accoste à un immense quai à dinguys où l’on peut se ravitailler en eau. Tout et chacun arrive avec ses bidons d’eau de différents formats. Quelques les dinguys sont stationnés en double. Par moment, on peut compter pas moins de cinquante dinguys. C’est comme un stationnement de super marché mais les dinguys sont nos autos. Il y a aussi l’Internet. On peut l’obtenir de différentes façons. La première : on se rend à une cabane en bois verte qui a l’air d’un double cabanon, tout ce qu’il y a de plus ancien et où c’est marqué « computer center ». Jamais, on ne pourrait penser que c’est là que l’on peut faire notre courriel si c’est pas un autre qui nous le dit. A l’intérieur, il y a une table en bois qui fait la longueur de la cabane et les gens y sont installés avec leur portable assis sur des chaises disparates. Ça coûte 3$ pour 24 heures. Pas cher et ça fonctionne bien donc on oublie l’ambiance des « Starbucks café » Le système est à haute vitesse et c’est assez performant. C’est toujours plein à craquer. La deuxième façon d’avoir Internet est d’aller au bout d’une petite rue (encore là c’est du bouche à oreille) où il y a une maison où plutôt, je devrais dire des bouts de maison de différentes couleurs entourés d’un chenil de chien avec des poules et des coqs, des oiseaux en cage et des odeurs à vous donner le goût de vous enfuir. Là le gentil monsieur, tout à fait poli, nous reçoit avec un beau sourire (vraiment il a l’air sympa) et nous fais écrire nos coordonnées (je suis certaine qu’il ne sait pas écrire). Il nous donne un code pour accéder à Internet et ça coûte 15$ pour la semaine. Avec nos portables et le réseau sans fil, si on est assez près de la rive, on peut accéder à Internet sans problème. Mais c’est pas toujours le cas. Enfin, l’an prochain, si on revient, on achètera une antenne pour améliorer la connexion à distance comme la plupart des gens de bateaux. Tous les propriétaires de bateaux ont leur portable. Les télécommunications sont très populaires. On voit des soucoupes satellites, des antennes, des boules blanches de télécommunication. Les gens ont des cellulaires, des radios unibandes, des radios satellites, des VHF, des téléviseurs parfois. Ici, la conduite automobile est à gauche comme en Angleterre. C’est une ancienne dépendance. Aucun feu de signalisation.

De l’autre côté de Georgetown, se trouve Stocking Island. Les bateaux sont ancrés entre ces deux bouts de terre. Sur cette île, se trouvent toute les activités recherchées par les vacanciers. On y retrouve des terrains de volleyball, des tables où les gens s’adonnent à leurs jeux de société préférés, des équipes de pétanques, etc. Des tournois sont organisés pour stimuler la participation. Il y a des gens qui passent l’hiver ici comme on peut passer l’hiver en Floride dans un parc de maisons mobiles. Enfin bref, nous avons joué quelquefois au volley ball. Du côté Est de l’île se trouve une plage de sable rose longue à perte de vue, propre, belle et accessible. Même que les gens organisent des corvées pour la maintenir propre. Vraiment tout pour attirer les « boaters ». Le seul « hic » c’est que la protection des vents n’est pas complète. Les vents du nord et du sud sont à risque. Donc, ici les gens circulent constamment pour se protéger des vents. La marina est aussi une option. D’ailleurs, nous l’avons utilisé pour le cold front des 17 et 18 février dernier et plusieurs nous ont dit avoir regretté de s’en être passé. Il y a eu des vents qui ont soufflé jusqu’à 40 nœuds et ça brassait dans l’ancrage.

Durant notre séjour à Georgetown, nous avons reçu des amis qui étaient en vacances en Floride. La belle température leur a permis d’apprécier l’endroit et de découvrir tout un autre monde qu’est la vie à bord d’un bateau. Ils ont vécu aussi avec nous l’aventure de la perte de notre dinguy. Et oui, se réveiller en pleine nuit pour aller chercher des souliers dehors et découvrir que le dinguy n’y était plus. Le vent soufflait assez fort et nous pensions qu’il avait pris le bord de l’océan. Le matin, j’ai lancé une annonce en anglais sur le net (VHF 72) pour informer la communauté et les mettre à l’affût. Nos amis, les québécois, n’ont pas été longs à réagir. Ils se sont mobilisés et sont partis à la recherche du dinguy, qu’ils ont retrouvé intact sur le bord de la rive opposée avec tous les trucs qui trainaient dedans et sur l’eau. Nous avons fêté ça en organisant un « happy hour » le soir au bar de la marina. Nous étions très émus de voir à quel point l’entraide est forte.

Notre fils nous a rejoint le 19 février. Il a vécu l’expérience de la pêche au harpon et il a attrapé un poisson, il a admiré les coraux, vu un requin nurse d’assez près. Il a joué au volley-ball sur la plage de Georgetown. Il a nourri des iguanes et des cochons sur certaines plages. Il a fait son jogging sur une plage déserte. Il a eu le temps d’essayer son kite malgré le vent pas très fort. Il a aussi vécu le « night life » à Nassau. Enfin, il s’est bien amusé, nous croyons. Et nous aussi….

Nous naviguons présentement en direction de Nassau en repassant aux endroits que nous avons le plus appréciés. Au moment où je termine ces lignes, nous arrivons à Nassau et nous profitons de la vie en attendant Annick.

Notre prochaine destination sera les Abacos! Plus que 4 mois avant le retour…le temps passe très vite.

2007-04-07

Et oui, nous sommes toujours là à profiter de cette belle vie...la dernière fois que nous vous avons donné des nouvelles, nous étions revenus à Nassau afin de reconduire Alain et accueillir Annick et sa famille.

Lorsqu'ils sont arrivés, les forts vents du nord les ont suivis…et ils ne nous ont pas laissé jusqu’à la fin mars. Pour agrémenter le séjour de nos invités, nous avons décidé de prendre 2 jours à la marina Atlantis. Nous étions installés dans le corridor d’entrée avec tous les services auxquels l’on pouvait s’attendre. Les prix variaient de 4$ à 7$ du pied, électricité et eau en sus, alors vous comprendrez que le corridor d’entrée étaient dans les bas prix. L’avantage était de profiter de toutes les activités du complexe d’Atlantis inclus dans le prix de la marina. Ainsi, nous avons pu bénéficier de tous les jeux d’eau (nous avions 2 enfants à bord), de l’aquarium, des piscines et nous promener avec des bracelets au bras en toute légalité. Les services étaient complets : transport en shuttle dans la marina, journal le matin, buanderie, Internet, billard, nettoyage du pont et de la coque et chrome moyennant un léger supplément!!%%% (on l’a pas pris, tout de même, il faut s’en garder un peu). Nous avions un jeu de 6 cartes sur lesquelles étaient inscrites le nom du bateau et qui justifiaient notre présence à la marina. Ces cartes pouvaient même servir à jouer au casino juste en l’insérant dans les machines et la dépense s’inscrivait automatiquement sur le « bill ». On a remarqué à un moment donné qu’une des cartes portait le nom du bateau près de nous. Le chanceux, on a décidé de retourner sa carte et faire corriger l’erreur. Il n’a pas joué et il a gagné. Mais on s’est tout de même demandé si un autre bateau n’avait pas une de nos cartes. Enfin, la facture finale nous a confirmé que non.

Nos folies de jeunesse terminées, nous avons décidé d’aller leur montrer les Exumas, avec leur accord bien entendu car les vents étaient passablement forts. Nous étions tous équipés pour faire de la plongée et l’expérience les attirait. Nous avons fait une traversée difficile. La p’tite famille était étendue dans le cockpit et revêtait une couleur un peu verdâtre en plus d’avoir le cœur au bord des lèvres. Les vents ont soufflé de 25 à 28 nœuds et le bateau gîtait amplement. Arrivé à l’ancrage et à l’abri des vents, tout le monde a retrouvé ses couleurs et sa bonne humeur. Le lendemain, ils ont pu découvrir les magnifiques fonds sous-marins qui dépassent en splendeur le bel aquarium qu’ils avaient vu la veille. Nous n’oublierons pas l’émerveillement des enfants. Nous avions pris l'habitude de dire " BOLO! " plutôt que "c'est beau, l'eau!", tellement on le disait souvent. La 2e journée, nous avons dû nous rendre à Allen’s Cay, pour nous cacher des vents qui ont tourné, l’ancrage devenant inconfortable. L’activité de la journée s’est passée avec les iguanes. Malgré l’ancrage protégé, nous étions soucieux durant la nuit du retour du lendemain et les méninges fonctionnaient au max pour trouver une solution afin de rapatrier Annick et les siens dans de bonnes conditions à Nassau. Heureusement, les vents ont diminué raisonnablement et nous avons pu faire une belle journée de voile accompagnée d'un chaud soleil. La réconciliation avec le sport de la voile s’est fait naturellement. Les enfants avaient leur E-Pod et semblaient très à l'aise. Une belle capacité d'adaptation.

À notre arrivée à Nassau, le magasinage en ville était de mise et ils ont profité de leur dernière soirée de vie à bord d’un bateau. Déjà le lendemain midi, ils étaient attendus à l'aéroport pour le retour vers la maison et le quotidien. Nous avons passé une très belle semaine en leur compagnie.

Puis le projet de partir vers les Abacos avec nos copains de REVE a pris forme. Nous avons discuté de l’itinéraire à prendre, des préparatifs puis nous avons pris quelques jours pour nous reposer tout en décidant de laisser passer la courte fenêtre météo qui se présentait afin d’attendre nos amis de SECRET qui annonçaient leur arrivée à Nassau pour le 12 mars. Mais comme la bonne fenêtre météo suivante ne s'est présentée que le 1er avril, nos amis de SECRET nous ont écrit pour nous dire qu’ils allaient où le vent les portait c’est-à-dire en Floride.

Alors, en attendant les bons vents, nous avons décidé de nous occuper durant notre séjour à Nassau :  cinéma, restaurants, « happy hour », visites à pied et en autobus, Internet dans les petits cafés, magasinage dans les bijouteries, dentiste (on ne pouvait tout de même pas attendre d’arriver à Québec – le service était bon), maux de dos d’André (nos copains de REVE nous ont aidé à réancrer quand il a fallu changer de place pour s’abriter mieux des forts vents) et enfin club vidéo.

Là, le club vidéo à Nassau c’est assez spécial. Je vous explique….J’avais une folle envie de voir des films récents et comme le cinéma était assez loin, j’ai convaincu André d’aller en louer. Alors, nous entrons et commençons à regarder les films étalés. Quelle surprise de voir les mêmes films qui sont en représentation au cinéma. La jeune femme nous explique, très à l’aise, que ce sont des copies filmées au cinéma, mais que la qualité est moins bonne que l’original. Nous décidons de regarder du côté des films moins récents. Elle nous dit aussi que les films sont en vente ce mois-ci à 5$ chacun au lieu de 8$. Tout contents de l’aubaine, nous choisissons 4 films et les lui apportons. Elle nous remet 4 « copies » de films, je dis bien « copies » avec une facture en bonne et due forme. Nous sommes sidérées. Tout a l’air normal ici. Le soir, nous regardons un des films achetés et au début du générique est affiché un avertissement contre les copies de films et menaces d’amendes et d’emprisonnement pour cette fraude. « Oh! que j’ai peur…. , bouhouuouou ». Quelle foutaise ! Et c’est un petit commerce, tout ce qu’il y a de légal dans un centre d’achats tout ce qu’il y a de plus normal et achalandé par des clients tout ce qu’il y a de plus ordinaires. Cherchez l’erreur. Enfin, on est retourné en acheter d’autres et on a passé le mot aux copains de bateaux. ….Nassau, le paradis des abris fiscaux et des passes pas trop catholiques.

Nassau, on l’a vu de long en large. On y a séjourné un mois et demi après avoir fait le décompte (l'an prochain, ce sera différent). On a bien essayé de partir avant en passant par Eleuthera le 26 mars, mais les vents du NE soufflaient dans la direction où nous allions. Nous avons fait des tacs autant que nous pouvions, mais comme la route était de 42 milles nautiques, nous ne serions pas arrivés avant la tombée du jour et en plus nos copains de REVE ont eu des problèmes de moteur. Donc, retour à la case départ… Nassau.

Puis s’est présentée la bonne fenêtre météo pour traverser directement aux Abacos, le 1er avril. Alors, pour la énième fois, on a refait la lessive, l’épicerie, le plein de diesel, d’essence et d’eau. Enfin, nous étions prêts pour le grand départ qui était prévu pour dimanche dernier à 16 h Notre objectif était de faire la nuit et d’arriver aux alentours de 9 h le lundi. Une nuit de pleine lune s’annonçait intéressante pour la navigation de nuit. Nous sommes partis du port heureux et avec des papillons au ventre. Arrivés en mer, les vents étaient de 20 à 25 nœuds du NE-E avec des vagues de 7 à 9 pieds. Pas tout à fait ce à quoi nous nous attendions. Les 10 à 15 nœuds de l’Est sont arrivés le lendemain matin seulement. Nous avions de la difficulté à suivre les copains de REVE. On avait beau ajuster nos voiles, l’amélioration n’était pas évidente. Puis on y a pensé….nous traînons un tapis rose de mollusques et d’algues sous le bateau, c’est sûrement ça. Le bateau navigue dans l’eau salée depuis la mi-juillet et passer tout ce temps dans le port de Nassau n’aide pas. Donc, nous mettons le moteur pour être capables de les suivre malgré qu’ils ne naviguaient qu’à voile. Nous sommes arrivés aux Abacos à 9h00 le matin et nous avons éteint le moteur une fois ancré à Tilloo Cay à 10 h. Enfin, ça y est, nous y sommes ! Nous pouvons nous reposer une couple d’heures, car la prochaine activité consistera à nettoyer le dessous du bateau. Dans une eau aussi limpide, ça devient une activité agréable. Nous mettons nos masques et tubas et nous nous armons de grandes brosses. Le travail terminé, nous avons pu constater en changeant de place que la vitesse du bateau a augmenté. Il glisse mieux sur l’eau.

Les Abacos sont très différentes des Exumas. La chaîne d’îles est protégée d’un côté par un plan d’eau intérieur et exposée de l’autre du côté océan. Les îles sont presqu’entièrement peuplées de Bahamiens et de « British » immigrés du temps des Loyalistes. Les maisons sont charmantes et colorées. La végétation est luxuriante. L’environnement est très propre. Les plages de sable de poudre rose sont grandes à perte de vue. Il y a de mignons restaurants en bordure de l’océan. La bouffe est toujours aussi bonne. Les rues sont faites de béton et les gens circulent en voiturettes de golf pour la plupart électriques. L’économie fonctionne bien, car les touristes sur l’eau autant que terrestre y sont nombreux. C’est le paradis de la pêche et de la navigation. Les endroits pour s’abriter en cas de mauvais temps sont nombreux pour les plaisanciers, car les « colds fronts » passent ici comme partout ailleurs. Aujourd’hui, vendredi saint, nous sommes accrochés à un mooring pour 3 jours à Man-O-War Cay. Le temps de laisser passer un petit cold front et de visiter cette charmante île. Dans l’après-midi, nous sommes allés à la pêche à la traîne en dinguy. Nous nous sommes promenés une couple d’heures sans rien attraper. Je crois que nous n’étions pas à la bonne heure de la journée où les poissons mordent mais on a quand eu du plaisir à faire un tour dans le « cut » et devant les iles. Ici les gens sont très religieux alors Pâques obligent, ils ont les mêmes congés que par chez nous. Vendredi saint, tout ferme à 3h00. Samedi ouvert. Dimanche de Pâques fermée. Lundi c’est congé donc fermé. Retour à la civilisation. C’est une transition avant d’arriver sur la côte Est américaine.

Nous rencontrons encore plusieurs Québécois qui terminent leurs vacances annuelles aux Abacos . Nos vacances se prolongent ici pour 3 semaines encore et après c’est le retour vers la côte Est américaine. La plupart des vacanciers québécois que nous avons rencontrés laissent leur bateau en entreposage aux &Éacute;tats-Unis entre la Floride et la Virginie afin de revenir l’an prochain. La majorité d’entre eux ont choisi la Floride comme lieu d’entreposage. Nous, on a décidé de le remiser en Virginie. C’est moins à risques pour les ouragans et les compagnies d’assurances sont plus conciliantes. Nous profitons encore du beau temps qui s’offre à nous. Puis en juin, c’est le retour vers la belle province. Comme le temps passe vite. Déjà 10 mois à naviguer sur l’eau. Nous avons parcouru à ce jour, 2813 milles nautiques, tout doucement. C’est une belle façon de profiter de la vie.

Les prochaines nouvelles seront sur le chemin du retour. En attendant, nous vous souhaitons un beau printemps.

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Mise à jour: 2007-10-14